Art et Patrimoine - Laurence Lenne - Two Museum-Quality Masterpieces
14/01/2026
Art et Patrimoine – Laurence Lenne a le plaisir de dévoiler à la BRAFA 2026 deux somptueux chefs-d’œuvre dus au célèbre Cornelis Floris II de Vriendt.
Les deux putti atlantes en albâtre présentés ici sont attribués à Cornelis Floris II de Vriendt (1513–1575), figure majeure de la Renaissance flamande et acteur central de la sculpture et de l’architecture monumentales dans les anciens Pays-Bas au XVIᵉ siècle. Réalisées vers 1560–1563, ces sculptures sont associées à la Tour des Saints-Sacrements de l’église du couvent des Célestins à Heverlée-lez-Louvain, ou à une structure connexe.
Le couvent des Célestins fut fondé à partir de 1521 conformément aux dispositions testamentaires de Guillaume II de Croÿ et devint rapidement un centre artistique et funéraire majeur de la famille de Croÿ. L’église, richement décorée, abritait tombeaux, jubé monumental en pierre et de nombreux autels.
Dès le XVIᵉ siècle, l’église connut des épisodes de destructions iconoclastes, avant d’être restaurée sous l’impulsion de Charles de Croÿ. Supprimé en 1784 par l’édit de l’empereur Joseph II, le couvent fut désacralisé puis définitivement ravagé lors du sac de l’église, le 13 juillet 1796, par la troupe menée par Max le Roux, entraînant la destruction massive de son patrimoine sculpté.
Les sculptures rescapées furent ensuite transférées à Louvain, puis intégrées aux collections publiques. Aujourd’hui, le Musée M conserve deux putti atlantes provenant de cette église, dont l’un est documenté dans les collections depuis 1853. Le second putto en albâtre fut acquis par le Musée M en 2017, une acquisition exceptionnelle qui fit, à juste titre, la une de la presse.
Les deux putti présentés à la BRAFA, issus d’une même collection privée belge, sont stylistiquement et dimensionnellement comparables à ceux conservés au musée, mais présentent d’anciennes fractures, très probablement consécutives au sac de 1796. Contrairement aux exemplaires du Musée M, ils ne présentent aucune encoche d’ancrage au revers, suggérant qu’ils n’étaient pas destinés à être fixés à une paroi.
Ces éléments renforcent l’hypothèse d’une origine commune liée à la Tour des Saints-Sacrements, monument à sept niveaux érigé entre 1560 et 1563, bien que la possibilité d’une provenance issue d’une structure connexe demeure ouverte...
Les deux putti atlantes en albâtre présentés ici sont attribués à Cornelis Floris II de Vriendt (1513–1575), figure majeure de la Renaissance flamande et acteur central de la sculpture et de l’architecture monumentales dans les anciens Pays-Bas au XVIᵉ siècle. Réalisées vers 1560–1563, ces sculptures sont associées à la Tour des Saints-Sacrements de l’église du couvent des Célestins à Heverlée-lez-Louvain, ou à une structure connexe.
Le couvent des Célestins fut fondé à partir de 1521 conformément aux dispositions testamentaires de Guillaume II de Croÿ et devint rapidement un centre artistique et funéraire majeur de la famille de Croÿ. L’église, richement décorée, abritait tombeaux, jubé monumental en pierre et de nombreux autels.
Dès le XVIᵉ siècle, l’église connut des épisodes de destructions iconoclastes, avant d’être restaurée sous l’impulsion de Charles de Croÿ. Supprimé en 1784 par l’édit de l’empereur Joseph II, le couvent fut désacralisé puis définitivement ravagé lors du sac de l’église, le 13 juillet 1796, par la troupe menée par Max le Roux, entraînant la destruction massive de son patrimoine sculpté.
Les sculptures rescapées furent ensuite transférées à Louvain, puis intégrées aux collections publiques. Aujourd’hui, le Musée M conserve deux putti atlantes provenant de cette église, dont l’un est documenté dans les collections depuis 1853. Le second putto en albâtre fut acquis par le Musée M en 2017, une acquisition exceptionnelle qui fit, à juste titre, la une de la presse.
Les deux putti présentés à la BRAFA, issus d’une même collection privée belge, sont stylistiquement et dimensionnellement comparables à ceux conservés au musée, mais présentent d’anciennes fractures, très probablement consécutives au sac de 1796. Contrairement aux exemplaires du Musée M, ils ne présentent aucune encoche d’ancrage au revers, suggérant qu’ils n’étaient pas destinés à être fixés à une paroi.
Ces éléments renforcent l’hypothèse d’une origine commune liée à la Tour des Saints-Sacrements, monument à sept niveaux érigé entre 1560 et 1563, bien que la possibilité d’une provenance issue d’une structure connexe demeure ouverte...