26 JAN - 3 FEV | 2019 TOUR & TAXIS | BRUXELLES

Invité d'honneur

  • BRAFA 2018 / CHRISTO

    Left: Christo in his studio with Three Store Fronts, New York City, 1966. Photo Ferdinand Boesch
    Right: Christo in his studio with a preparatory drawing for The Mastaba, New York City, 2012. Photo Wolfgang Volz


    La BRAFA 2018 a le grand honneur d’accueillir un des artistes les plus célèbres et les plus marquants de l’art contemporain en la personne de Christo. Aux côtés de son épouse Jeanne-Claude, le duo inséparable s’est notamment fait connaître par des emballages de monuments historiques ou des installations paysagères à grande échelle. C’est une œuvre historique des années 1960 qui sera présentée à la BRAFA.

    L’œuvre choisie tout spécialement par Christo pour la BRAFA, s’intitule Three Store Fronts (1965-66). Cette sculpture fut installée pour la première fois au Stedelijk Van Abbemuseum d’Eindhoven, aux Pays-Bas. Elle fut plus tard présentée dans l’exposition Christo and Jeanne-Claude : Early Works, 1958-69 au Martin-Gropius-Bau, Berlin, en 2001. Mesurant plus de 14 m de long et 2,5m de haut, ce sera aussi la plus grande œuvre jamais accueillie et présentée à la Brafa !

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  • BRAFA 2017 / HOMMAGE À JULIO LE PARC, PRÉCURSEUR DE L’ART OPTIQUE ET CINÉTIQUE


    Né en 1928 en Argentine, précurseur de l’art cinétique et de l’art optique, membre fondateur du G.R.A.V. (Groupe de Recherche d’Art Visuel), lauréat du grand prix international de la peinture de la Biennale de Venise en 1966, Julio Le Parc est un artiste engagé, à la personnalité entière.

    Son œuvre, abondante et multiforme, toute emprunte d’esprit de recherche et d’expérimentations, explore le champ visuel, le mouvement, la lumière ou encore le rapport entre l’œuvre et le spectateur.

    L’hommage rendu à la BRAFA se composera de l’intégration de 4 œuvres dans des endroits stratégiques de la foire : un Continuel Mobile de grande dimension de 1963 dans l’entrée principale de la Foire ; une acrylique sur toile, Surface couleur, de 1970 au centre ; et enfin deux Sphères, l’une rouge, l’autre bleue, de 2,10 m de diamètre à chaque patio situé aux extrémités des allées. Ces œuvres s’intégreront admirablement dans le décor général de la foire qui sera décliné sur la thématique de l’art cinétique.

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  • BRAFA 2016 / Les Floralies de Gand

    La BRAFA est fière d’annoncer son invité d’honneur 2016 : Les Floralies de Gand
    FLORALIES DE GAND 2016
    22.04 > 01.05.2016

    FLEURS ET PLANTES EN RESONANCE AVEC DE SPLENDIDES EDIFICES URBAINS
    Au printemps 2016, Gand accueille ses Floralies, un nouveau festival citadin aux mille découvertes. Pendant 10 jours, les fleurs, les plantes, l’art floral, les jardins d’inspiration et les installations artistiques prendront possession du Quartier Des Arts.

    La naissance des Floralies remonte à 1808. À l’époque, l’exposition avait eu lieu dans une auberge gantoise. Depuis, le festival a connu une croissance et une évolution spectaculaires. En 2016, pour leur 35e édition, les Floralies quittent les halles de Flanders Expo pour réintégrer le cœur de la cité des comtes et offrir aux Gantois et aux visiteurs un pétillant festival floricole et horticole. Quatre sites uniques et illustres du quartier des arts (Bijlokesite, Leopoldskazerne, Sint-Pietersplein et Citadelpark) accueilleront chacun à leur manière les créations des plus grands fleuristes, horticulteurs, architectes-paysagistes et artistes. Ce parcours jalonné de verdure et de touches florales promet une expérience inoubliable à quiconque l’empruntera.

    Pour cette toute nouvelle édition, les organisateurs ont choisi, pour la première fois depuis que les Floralies existent, d’accorder une attention particulière à l’intégration et à l’interprétation des fleurs et des plantes dans des installations artistiques modernes. Les Floralies sont également très fières de leur statut d’invité d’honneur de la prestigieuse Brussels Art Fair 2016 : les deux événements éclectiques partagent en effet un profond souci de qualité et d’authenticité.

    Visitez les Floralies 2016 comme personne d’autre
    La Société Royale d'agriculture et de Botanique, organisateur des Floralies de Gand, vous invite à venir découvrir le résultat de cette intense interaction entre architecture et verdure. Grâce à notre formule VIP de 2 jours, nous vous offrons la possibilité d’assister à cet événement culturel exceptionnel dans un cadre somptueux et all-inclusive. La visite d’une galerie d’art gantoise est également prévue. Plus d’infos sur cette formule auprès de Christel De Cock (christel.decock@floralien.be) ou Frédéric De Backer (info@viparrangementen.com).

    Un avant-goût des Floralies 2016 à la Brafa
    Pour que l’attente soit moins longue, les Floralies viendront offrir au public de la Brafa un avant-goût de ce qui l’attend en avril 2016. En l’honneur de ce grand salon d’art et d’antiquités, les halles de Tour & Taxis accueilleront diverses créations florales hivernales signées Mark Colle, dont une pièce maîtresse absolument inoubliable, faite de baies rouges et de fleurs tropicales, qui semblera flotter à l’entrée du salon. Dynamique et transparence en sont les mots-clés.

    FLORALIES DE GAND 2016 EN PRATIQUE
    Quand : du vendredi 22 avril au dimanche 1er mai 2016, de 8h00 à 22h00 (fermeture des portes à 21h00)
    Où : Quartier des arts de Gand (Bijloke, Caserne Léopold, Place Saint-Pierre et Parc de la Citadelle).
    Plus d’infos : www.floralien.be

  • BRAFA 2015 / Le Collectionneur belge, par la Fondation Roi Baudouin

    René Magritte, La fée ignorante ou portrait d’Anne-Marie (detail), painting of the Gillion Crowet collection. © Charly Herscovici, with his kind authorization – c/o SABAM-ADAGP, 2011, Photo : Vincent Everarts

    A l’occasion de sa 60e édition, la BRAFA met le collectionneur belge à l’honneur dans une sélection présentée par la Fondation Roi Baudouin

    A l’occasion de sa 60e édition, BRAFA (Brussels Art Fair) a choisi d’honorer “le collectionneur belge”. Rompant avec la tradition d’inviter une institution muséale ou culturelle, la BRAFA met cette année à l’honneur les collectionneurs belges dont elle a pu apprécier la fidélité au cours de toutes ces années. A ce titre, elle a demandé à la Fondation Roi Baudouin de sélectionner et de présenter des collections privées offrant une image de la diversité et de la qualité de celles-ci en Belgique.

    Le visiteur aura l’occasion de découvrir notamment des tableaux anciens et modernes, de l’orfèvrerie, de l’art premier, des pièces d’art décoratif, des dessins anciens. Van Dyck, Jordaens, Sam Françis ou Paul Delvaux s’y côtoieront notamment. Toutes des œuvres phares, inédites ou seulement exposées occasionnellement. Elles se feront l’ambassadeur d’une dizaine d’ensembles réalisés par passion et par attachement à notre patrimoine.

    La Fondation a retenu des collections pour lesquelles le propriétaire réfléchit à leur pérennisation, totale ou partielle, dans des musées ou sous d’autres formes, en Belgique ou à l’étranger.

    De tout temps, le collectionneur s’est préoccupé de notre patrimoine. Depuis le XIXe siècle, il est devenu un acteur important de sa transmission. Nombre de collections publiques sont nées suite à des apports privés. Les instances publiques ont pris le relais, principalement dans un but éducatif. A partir de ce moment, l’on observe deux types de collections : l’une publique, avec un objectif scientifique, et l’autre privée, traduisant la personnalité et le vécu du collectionneur. Aujourd’hui, on note à nouveau un rapprochement entre les deux types de collections, le public s’adressant de plus en plus au privé, que ce soit de façon temporaire ou définitive, pour compléter l’histoire qu’il souhaite raconter.

    La BRAFA et la Fondation Roi Baudouin remercient vivement les collectionneurs qui ont accepté de collaborer à ce projet. La Belgique est souvent reconnue et appréciée comme un pays de collectionneurs : la présentation, assurée par la Fondation Roi Baudouin, offre au visiteur de la BRAFA un plaisir complémentaire où chacun pourra trouver l’inspiration de créer pour soi une collection d’art significative.

  • BRAFA 2014 / Musée royal de l'Afrique centrale

    Les 'Collections singulières' du Musée royal de l’Afrique centrale à la BRAFA
    Le Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC) est l’invité d’honneur de la Brafa cette année. Il remercie les organisateurs de ce privilège et est heureux de présenter, à cette occasion, quelques « Collections singulières ».

    Le MRAC est l’une des plus belles et plus fascinantes institutions consacrées à l’Afrique. Édifice colonial classé, le musée présente des collections uniques au monde tant sur le plan des sciences naturelles que des sciences humaines. Le MRAC est également un institut de recherche qui mène de nombreux projets scientifiques en Afrique.

    Le premier décembre 2013, le musée a fermé ses portes pour une rénovation en profondeur qui devrait durer trois ans. Le bâtiment date de 1910 et respire toujours un charme unique mais l’exposition permanente et l’infrastructure doivent être adaptées aux besoins et nécessités d’un musée moderne. Le grand défi est de faire du MRAC une institution mondiale, attrayante et dynamique sur l’Afrique d’aujourd’hui, tout en conservant le charme de ses salles. Et d’envisager les collections comme autant de passerelles entre le musée et ses publics.

    Le musée propose au public de la Brafa des rencontres privilégiées autour de ses collections. Certaines ont contribué à forger la notoriété du musée, et d’autres - non moins célèbres - à construire des images et des représentations sur l’Afrique. Un choix de thématiques a donc été proposé parmi les collections. Ce ne sont pas forcément les pièces les plus connues qui seront exposées, mais des objets ou des spécimens dont les qualités plastiques impressionnent, interpellent ou encore émeuvent par leur singularité, leur rareté et leur histoire.

    Guido Gryseels
    Directeur Général

  • BRAFA 2013 / Théâtre Royal de la Monnaie, Bruxelles

    La Monnaie est heureuse d’être l’invitée d’honneur de la Brafa 2013. C’est une occasion précieuse de montrer une fois encore à quel point l’opéra est un art ouvert à tous et en lien direct avec le monde.

    En 2013, cela fera 50 ans que le Théâtre Royal de la Monnaie existe sous sa forme actuelle d’Opéra National de Belgique. Connue aujourd’hui sous l’appellation La Monnaie | De Munt, notre institution est une enseigne de la Belgique fédérale ; elle est également la maison d’opéra de la capitale européenne qu’est Bruxelles ; elle s’impose en outre comme une scène majeure dans le circuit international de l’art lyrique, et ses productions font généralement l’objet de critiques élogieuses dans la presse spécialisée. Elle est donc une vitrine culturelle idéale et l’ambassadrice de notre pays en Europe. En témoigne le titre « Maison d’opéra de l’année » qui lui a été décerné en 2011-2012.

    Il était dès lors logique que la Brafa et la Monnaie s’associent : ces deux institutions ont pour souhait et pour tâche explicites de valoriser les œuvres d’art, de les préserver et de les présenter au public, en insistant sur l’importance de la création et sur la beauté des œuvres.

    Fer de lance de la tradition et de l’innovation, de la qualité et du savoir-faire, la Monnaie bouillonne d’activités avec près de 400 collaborateurs permanents et de nombreux artistes invités (chefs d’orchestre, chanteurs, metteurs en scène, scénographes) qui travaillent sans relâche à redécouvrir le répertoire lyrique et à en proposer une interprétation audacieuse et engagée pour le public d’aujourd’hui.

    Ce public intéressé par l’art, tant ancien que contemporain, c’est aussi celui qu’on rencontre en abondance à la Brafa ; la qualité et la diversité de l’offre sont garanties autant à la Brafa qu’à la Monnaie !

    2013 sera également l’année de trois grands compositeurs d’opéra : Benjamin Britten, né il y a 100 ans, Giuseppe Verdi et Richard Wagner nés il y a 200 ans. La Monnaie, symbole par excellence de l’opéra en Belgique, est donc fière d’être présente à cette édition de la Brafa.

    A cette occasion, nous vous invitons d’abord à découvrir, dans l’espace réservé à la Monnaie, le lustre de Charles Kaisin : son Pteron est une envolée de quelque 2 000 origamis, colombes de papier doré. Cette œuvre d’art, s’inspirant du grand lustre ancien suspendu au plafond de la salle de la Monnaie, a pu voir le jour grâce aux nombreuses mains de la prison de Saint-Gilles à Bruxelles, qui ont plié ces origamis. Tandis que le mouvement donne vie à cette impressionnante installation aérienne, la lumière la transforme en paysage abstrait, fragmenté, scintillant au moindre souffle d’air... Ce Pteron est pour Charles Kaisin symbole de liberté, de paix et de raffinement.

    L’installation Pteron est aimablement mise à disposition par monsieur et madame Amaury de Solages, de la Maison Particulière.

    Avec le soutien du Cercle des Mécènes de la Monnaie :
    Monsieur et Madame Daniel Lebard
    Monsieur Roberto Polo
    Monsieur et Madame Alain Mallart
    Monsieur et Madame Erol Kandiyoti
    Monsieur et Madame Hans C. Schwab
    Monsieur et Madame Gilles Silberman

    La Monnaie vous invite en outre à des visites guidées suivant un « parcours Monnaie » sur le site de la Brafa. Le Directeur général Peter de Caluwe a sélectionné une dizaine d’œuvres de la Brafa en écho au thème de la saison : « Désir, Secret & Fragilité », qui tente de cartographier à travers l’art, et l’opéra en particulier, les passions humaines dans leur multiplicité, leur complexité, leurs contradictions... toute cette confusion des sentiments que nous découvrons en nous et chez l’autre, et qui nous forcent à remettre en question notre identité. Un guide se tiendra à votre disposition tous les jours au stand de la Monnaie à 14h pour vous accompagner dans ce parcours au fil de l’émotion...

    Enfin, la Monnaie a le plaisir de vous accueillir dans ses murs, à l’occasion d’une visite guidée du théâtre et des ateliers : vous découvrirez ainsi de vos propres yeux les divers métiers qui participent à la transformation d’une partition d’opéra en œuvre d’art totale. Des visites guidées sont programmées tous les jours à 17h à la Monnaie durant la Brafa.

    Mais bien sûr, l’expérience de l’opéra sur scène supplante tout. La Monnaie a donc conçu une coopération exceptionnelle avec la Brafa : les visiteurs du salon se verront proposer un tarif exceptionnel pour la production Manon Lescaut de Giacomo Puccini (du 24 janvier au 8 février). Les visiteurs de la Brafa auront en outre la possibilité de souscrire un abonnement de mi-saison « Abonnement Cadeau », comprenant quatre spectacles : deux opéras (soit La Dispute et Così fan tutte ; soit Lucrezia Borgia et Pelléas et Mélisande), l’opéra en concert Roméo et Juliette et un concert ou un récital au choix.

    La Brafa et la Monnaie vous souhaitent une année 2013 hautement artistique !

  • BRAFA 2012 / La Fondation Roi Baudouin

    La Fondation Roi Baudouin est depuis 25 ans au service de notre patrimoine
    Cette année, le Fonds du Patrimoine de la Fondation Roi Baudouin célèbre ses 25 ans avec éclat, puisqu'il est l'invité d'honneur de la BRAFA 2012! Le Fonds profite de cette occasion unique pour exposer ensemble les pièces maîtresses de sa collection. Ces pièces ne représentent qu'une partie de cette collection mais elles reflètent parfaitement la qualité et la diversité qui font sa richesse.

    Au fil des ans, le Fonds a réussi à constituer, grâce à de nombreux dons, une collection de grande valeur, riche d'environ 7.000 œuvres d'art et 6 fonds d'archives. La collection comprend notamment des meubles de Victor Horta, Gustave Serrurier-Bovy, Jacques Dupuis ; des dessins de Lambert Lombard, Christian Dotremont ; des tableaux de Jacob Jordaens, James Ensor, Félicien Rops, Louis Van Lint, Bram van Velde, Fernand Khnopff ; des bijoux de Philippe Wolfers, Henry van de Velde ; des sculptures van Artus Quelinus, Michiel van der Voort, etc. Toutes les oeuvres d'art ont été confiées à 20 institutions publiques à travers le pays et elles sont donc ainsi accessibles à chacun.

    Depuis sa création, voici 25 ans, le Fonds est devenu progressivement un des acteurs majeurs en matière de patrimoine. A côté de son rôle dans la préservation des œuvres et leur accessibilité au public, le Fonds est de plus en plus souvent consulté comme intermédiaire appelé à faciliter des initiatives pour la sauvegarde de notre patrimoine. En collaboration avec le Centre de Philanthropie de la Fondation Roi Baudouin, il accompagne les mécènes qui souhaitents'investir dans le domaine du patrimoine, à développer des solutions durables et flexibles.

    Fêter 25 ans au service de notre patrimoine est donc un rendez-vous que le Fonds prend très à cœur. Nos remerciements vont aux organisateurs de la foire des antiquaires et à tous ceux qui nous soutiennent dans notre passion pour lepatrimoine.

  • BRAFA 2011 / Le Musée Mayer van den Bergh d'Anvers

    Ce qu'un seul homme peut collectionner !
    Le Musée Mayer van den Bergh est consacré à la superbe collection d'art que Fritz Mayer van den Bergh (1858-1901) a constituée. La collection, abritée dans une demeure néogothique du début du XX e siècle, comprend plus de 3000 objets d'art : des tableaux de grande valeur – entre autres la célèbre Dulle Griet de Pieter Bruegel l'Ancien – de superbes sculptures médiévales, des ivoires délicats, des manuscrits enluminés – comme l'extraordinaire Bréviaire Mayer van den Bergh – mais aussi des pièces d'art appliqué.

    Le musée a ouvert ses portes en 1904, trois ans après le décès prématuré de Fritz Mayer. Il doit son existence à la mère du collectionneur, Henriëtte van den Bergh. Celle-ci a fait construire le bâtiment et l'a légué en 1906, avec la collection, à un Conseil de Régents. Depuis 1956, le Musée Mayer van den Bergh fait partie des musées de la ville d'Anvers.

    En tant qu'invité d'honneur de BRAFA 2011, le Musée Mayer van den Bergh expose exceptionnellement une vingtaine d'oeuvres d'art en dehors de ses murs. La sélection reflète la diversité de la collection. Outre une Adoration des bergers intimiste de Jacob Jordaens et une Marie-Madeleine antiquisante de Jan Gossaert, dit Mabuse, on remarquera surtout les portraits grandeur nature de la famille Vekemans, une incroyable série de cinq portraits d'un homme d'affaires anversois fortuné, de son épouse et de trois de leurs quatre enfants, peints vers 1624 par le célèbre portraitiste Cornelis de Vos.

    Parmi la vaste collection de sculptures du XII e au XVIII e siècle, on a retenu entre autres un ange en marbre du XIV e siècle provenant d'un atelier français et deux splendides anges en chêne de l'entourage de Rogier van der Weyden, complétés par deux adorables putti du sculpteur du XVIII e siècle Walter Pompe.

  • BRAFA 2010 / Les Musées de la Ville de Liège

    En juin 1939, le Troisième Reich allemand met en vente à la Galerie Fischer à Lucerne un ensemble de 125 oeuvres majeures de l'histoire de l'art moderne, issues des collections publiques allemandes, sous le motif que celles-ci appartiennent à une forme d'art dégénéré, incompatible avec l'idéologie et l'esthétique nazies. En quelques semaines, de nombreux collectionneurs et certaines villes réunissent les fonds nécessaires à l'achat de ces chefs d'oeuvres, villes parmi lesquelles se trouvent Bâle, Lintz, Harvard, Paris et… Liège.

    Avec 1.000.000 de francs (dont seuls 100.000 seront dépensés !) la Ville de Liège achète neuf tableaux uniques sous la signature de Picasso, Chagall, Gauguin, Franz Marc, Oscar Kokoshka, Max Liebermann, Marie Laurencin, Jules Pascin et Ensor.

    La Ville de Liège, dont les musées sont invités d'honneur de la BRAFA – édition 2010, présente exceptionnellement et pour la première fois huit des neuf oeuvres acquises à Lucerne. En effet, « La Mort et les Masques » de James Ensor ait l'affiche de l'exposition consacrée au Maître d'Ostende au Musée d'Orsay à Paris, et ne sera donc pas physiquement exposée à BRAFA.
    Pour l'occasion un stand de prestige sera spécialement réalisé sous forme de mécénat de compétence par la société Galère BAM, entreprise générale du pharaonique chantier du Grand Curtius, vaisseau amiral des musées liégeois, inauguré en mars 2009.

    Cette présence exceptionnelle des chefs d'oeuvres liégeois de la vente de Lucerne à la BRAFA préfigure la grande exposition « Les Poubelles du Reich » qui devrait lancer le nouveau Centre International d'Art et de Culture résultant de la transformation de l'actuel Musée d'Art Moderne et d'Art contemporain (MAMAC) situé dans le Parc de la Boverie à Liège. Ce centre, positionnant la Cité ardente sur le circuit des grandes expositions internationales, sera le fruit d'une réflexion architecturale appliquée au très beau bâtiment actuel, vestige de l'exposition universelle de 1905, après d'importants travaux réalisés grâce au fonds européen FEDER et qui débuteront en 2014. L'objectif poursuivi par la direction des Musées de la Ville de Liège à travers cette initiative est de sensibiliser le public, amateurs d'art, collectionneurs, conservateurs et mécènes à cette exposition internationale ambitieuse et coûteuse dont la conception est d'ores et déjà en cours.

    LA VENTE DE LUCERNE ET LES ACHATS DE PARIS
    Extrait tiré « Des Mécènes pour Liège » par Pierre Henrion, Liège, 1998. Dès le début des années '30, les dirigeants du Parti nazi se montrent hostiles aux recherches des avant-gardistes artistiques. Quand, en 1933, Adolf Hitler est nommé chancelier, une véritable campagne de « désinformation » est mise sur pied afin de déprécier les créations dites « dégénérées ». C'est surtout l'expressionnisme qui est visé. Dans la seconde moitié de la décennie, une commission dirigée par Ziegler et patronnée par Goebbels est chargée de collecter dans les musées allemands les pièces qui ne correspondent pas à l'esthétique officielle du Parti. Plusieurs milliers d'œuvres sont détruites. D'autres sont cédées, comme les 114 pièces mises en vente à la Galerie Fischer de Lucerne en juin 1939.

    Grâce à Jules Bosmant, Liège est représentée à la vente de Lucerne. La critique d'art parvient en effet à y intéresser l'échevin libéral Auguste Buisseret qui, quant à lui, convainc un groupe de mécènes de participer à l'opération. Ce groupe, constitué sous le nom d'Amis des Musées liégeois, est représenté par le baron Paul de Launoit, commissaire général du Gouvernement auprès de l'Exposition internationale de l'Eau, directeur à la banque de Bruxelles et de la Société Ougrée-Marihaye, et de Louis Lepage, directeur de l'Azote. Jean-Paul Depaire (Les achats de Lucerne, dans Le syndrome Picasso, Liège, 1990) retrace avec beaucoup de détails toutes les étapes de notre affaire.

    Dans Souvenir d'un ancien Belge, Bosmant explique qu'en juin 1939, le Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Liège l'envoie à Lucerne afin, « par son intermédiaire, de délimiter autant que faire se pouvait, les secteurs d'intérêt de chacun, de modérer ainsi les enchères, et dès lors d'alimenter le moins possible, en devises étrangères, le trésor nazi, dont la proche utilisation faisait peu de doute ». Muni du rapport que Jules Bosmant tire de son expédition, Buisseret obtient de l'Etat une importance subvention.

    Le Conseil communal approuve à l'unanimité l'engagement de la Ville. Cette dernière contribue pour 35% à l'achat des œuvres, l'Etat à hauteur de 30% ; les mécènes assument les 35% restants et avancent la totalité des sommes nécessaires.

    La délégation liégeoise en Suisse est composée d'Auguste Buisseret, de Jacques Ochs, directeur de l'Académie et conservateur du Musée des Beaux-Arts, d'Olympe Gilbart, conseiller communal libéral et professeur d'histoire de l'art à l'Université, et d'Eugène Beaudouin, chef de division à l'administration communale et directeur du Service d'Aide aux Artistes. Ils sont accompagnés d'Emmanuel Fischer, directeur du Contentieux à l'Azote, représentant des mécènes et responsable des sommes avancées.

    Neuf tableaux sont acquis pour 109 600 francs suisses auxquels s'ajoutent les 15% de frais prévus, ce qui donne 126 040 francs suisses, soit 834 952 francs belges. C'est l'achat le plus important jamais réalisé à Liège. Toutes les peintures sont des chefs-d'œuvre d'artistes à l'époque déjà célèbres et dont la notoriété ne s'est depuis ternie en aucune manière. Ce sont les fleurons du Musée d'Art moderne et d'Art contemporain : La famille Soler de Pablo Picasso, Le Sorcier d'Hiva-Oa de Paul Gauguin, Les masques et la mort de James Ensor, Monte-Carlo d'Oskar Kokoschka, La maison bleue de Marc Chagall, Portrait de jeune fille de Marie Laurencin, Le déjeuner de Jules Pascin, Le cavalier sur la plage de Max Liebermann et Les chevaux bleus de Franz Marc.

    L'examen des budgets de la Ville de Liège entre 1939 et 1946 montre une dépense totale de 355 361,65 francs pour les « achats de Lucerne ». La même somme a été offerte par les « Amis des Musées liégeois ». Quant à l'Etat belge, il a versé un montant total de 310 460 francs. Cette distribution correspond à celle prévue à l'origine.

    L'ensemble des apports s'élève donc à 1 021 183,30 francs soit 186 231 francs de plus que le coût des tableaux de Lucerne. Cette somme est en fait consacrée à des achats d'œuvres à Paris. Bien des marchands et collectionneurs y sont, à la fin des années '30, prêts à négocier à très bon prix. Le 1er août 1939, Ochs, Buisseret et Gilbart sont dans la capitale française et, le 11 août, La Meuse annonce l'achat de neuf tableaux. Il s'agit de Fleurs de Maurice Vlaminck, Le moulin de la Galette de Maurice Utrillo, Ecluse du moulin de Bouchardon d'Armand Guillaumin, Château de Comblaz de Paul Signac, Projet de vitrail de Marcel Gromaire, Violoniste de Kees Van Dongen, Coquillages de James Ensor, Nu d'Alexandre Picart Ledoux et Port d'Anvers 1906 d'Othon Friese.

  • BRAFA 2009 / GERALD WATELET

    Gerald Watelet www.geraldwatelet.net

  • BRAFA 2008 / "L'Histoire d'Alexandre le Grand" des Princes Doria Pamphilj, une exceptionnelle paire de tapisseries tournaisiennes du XVe siècle

    Tant au point de vue de la composition que du dessin, de la technique et de l'emploi des couleurs, les deux tapisseries représentant l'Histoire d'Alexandre le Grand de la Collection des Princes Doria Pamphilj au Palazzo del Principe à Gènes sont d'une qualité tout à fait exceptionnelle. Il s'agit incontestablement d'un des plus beaux exemples de tapisseries du XVe siècle conservées à ce jour.

    La première tapisserie raconte l'adolescence d'Alexandre, le dressage du sauvage étalon Bucéphale et les premières victoires militaires du jeune prince. Elle se termine par le couronnement d'Alexandre par son père mourant. La suite de l'histoire se déroule sur la deuxième tapisserie où Alexandre au milieu de ses troupes conquiert une ville d'Orient. On le retrouve ensuite dans une nacelle tirée par des griffons en train d'explorer le ciel et dans un tonneau de verre afin d'explorer les fonds marins. Enfin on trouve ses aventures au bout du monde au milieu d'hommes sauvages et de dragons.

    Les costumes et l'armement des troupes d'Alexandre sont tout à fait caractéristiques de l'époque bourguignonne, tandis que les personnages orientaux avec leurs longues barbes contrastent par leur aspect plus rude.

    L'ensemble fut vraisemblablement exécuté dans les ateliers de Pasquier Grenier à Tournai vers 1460 à un moment où la production de cette ville est à son apogée. Ce marchand de tapisseries très réputé a vendu des tapisseries représentant l'histoire d'Alexandre non seulement à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, mais aussi aux princes italiens. Cette paire de tapisseries, qui forment un ensemble monumental complet de près de 20 m de long, a très probablement appartenu à Andrea Doria, l'amiral qui était à la tête de la flotte de Charles Quint dans sa lutte incessante contre les Turcs en mer Méditerranée.

    Le très mauvais état de conservation de ces tapisseries avait rendu leur lecture difficile. La Manufacture royale De Wit à Malines vient d'en achever la restauration grâce au soutien de la Foire des antiquaires de Belgique. Par des interventions subtiles de nettoyage et de stabilisation des fils, ces magnifiques tentures ont retrouvé leur splendeur d'autrefois.

    Anna Rapp Buri et Monica Stucky-Schürer
    Auteurs de "Burgundische Tapisserien" Hirmer Verlag München, 2001, ouvrage de référence pour les tapisseries du XVe siècle, et auteurs du catalogue de l'exposition.